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jeudi 13 mars 2014

LOST IN METROPOLITAN




Maria, 22 ans et travaillant à la poste, apprend que son petit ami, Oliver, est interné à l'hôpital. En effet, il a été victime d'un accident de scooter, ne conduisant pas prudemment et donc percuté par un bus. Maria est très attachée à son petit ami. Ne possédant aucune moto ou voiture, elle doit se rendre à l'hôpital en moyen de transport et, les bus s'avérant bourrés de monde, Maria opte pour le métro. Elle descend tranquillement dans la station, achète des billets, passe les comptoirs. Elle trouve un panneau indiquant les arrêts desservies par un métro. Elle s'y rend et monte dans un métro sauf que ce n'en est pas un mais elle ne le sait pas encore.

Maria fait la rencontre d'un charmant jeune homme, qui lit un recueil de poèmes qu'elle apprécie beaucoup : "Les Fleurs du mal" de Baudelaire. Elle s'approche de plus en plus de lui et l'interpelle. Le jeune homme ne réagit pas. En effet, il a des écouteurs dans les oreilles tout en lisant les poèmes. Maria lui pose alors sa main sur ses épaules et le jeune homme se retourne. Il enlève un écouteur et elle lui demande si elle peut s'asseoir près de lui. Il l'invite à s'asseoir. Le jeune homme mystérieux s'appelle Frank. Maria et lui font connaissance et parlent de Baudelaire. Maria en oublie sa destination. Soudain, une annonce proclame qu'il ne reste que trois stations avant le terminus du RER. Maria n'en croit pas ses oreilles. Elle descend dans la précipitation du RER et reste sur le quai remarquant alors qu'elle n'a pas pris le métro mais un autre transport. Elle se met alors à la recherche d'une carte avec toutes les stations. Elle en trouve une et l'examine attentivement. Elle est très éloignée de l'hôpital. Elle a même quitté Chicago. Elle regarde sa montre. Pas de chance, elle l'a oubliée. Elle interpelle les passants mais aucun ne daigne lui prêter attention. Elle sort alors du quai et se met en quête de trouver un moyen de rejoindre le grand hôpital de Chicago.

Maria trouve des panneaux indiquant certaines destinations. Elle trouve celle qu'elle désire atteindre et se dirige dans la bonne direction. Elle arrive de nouveau sur un quai et monte dans le premier métro qui s'y arrête. En chemin, elle comprend qu'elle s'est trompée de direction. Elle commence à s'énerver. Malheureusement pour elle, le métro est bloqué à cause d'une panne de courant. Les lumières s'éteignent et d'autres clignotent. Maria n'est plus énervée, elle est effrayée. Elle pense ne jamais pouvoir retrouver son bien aimé. Après dix bonnes minutes sans luminosité, le métro redémarre et elle se dépêche de descendre à la station suivante. Là, elle découvre une station quasi abandonnée, qui explique pourquoi aucun des individus du métro n'a daigné descendre. Elle cherche la sortie et la trouve après avoir tourné dans tous les sens. Hélas, il est midi. Elle commence à avoir une petite faim mais se décide à ne manger que lorsqu'elle aura regagné Chicago. Elle tourne en rond de nombreuses minutes, monte dans de nombreux métros mais aucun ne l'emmène à destination. Exténuée et l'après midi bien avancé, elle désire aller dans un café s'asseoir. Elle commande une boisson fraîche. Après l'avoir bue, elle se rend compte qu'elle n'a pas de monnaie. De plus en plus sur les nerfs, elle menace de piquer une crise mais une de ses anciennes amies la rejoint et la reconnaît. Il s'agit de Selena, sa colocataire à l'université, avec laquelle elle partageait tout jusqu'à ce qu'elle rencontre Oliver. Selena prend une chaise et vient s'asseoir à côté d'elle. Elles discutent de leurs projets, de leurs vacances, de projets qu'elles pourraient faire ensemble, elles parlent des garçons, des hommes politiques, de l'économie et de la mode. Selena remarque une certaine tristesse chez Maria, qui tente tant bien que mal de sourire et de paraître fraîche et heureuse. Selena, elle, n'est pas dupe. Elle demande à Maria ce qui ne tourne pas rond et celle-ci s'emporte en maudissant le ciel de l'avoir envoyée dans le métro. Selena, à qui Maria vient de tout raconter sur sa mésaventure journalière, lui fait part de son avis sur le métro et les transports en commun en général. Elle leur fait une éloge qui agace vite Maria. Maria veut des indications pour rejoindre Chicago. Selena demande une feuille et un stylo qu'on lui apporte. Elle trace un itinéraire avec toutes les stations auxquelles Maria devra faire des changements. Maria l'en remercie et elles se quittent. Hélas, Selena n'a pas payé son verre et Maria se retrouve avec une double addition. Elle a la bonne idée de laisser sur la table une paire de lunettes qui ne lui sert plus à rien et qui restait depuis des lustres dans sa poche.

Elle ouvre son portable, qu'elle avait complètement oublié. Pourtant, elle ne trouve pas de réseau et ne peut donc pas appeler un de ses amis, qui pourraient venir la chercher. Elle doit se débrouiller seule. Maria monte dans des métros, s'y endort ou fait un somme, arpente des couloirs qui semblent constituer un véritable labyrinthe pour elle. Elle ne trouve toujours pas de moyen de retrouver son chemin. Elle lève les yeux vers le haut et remarque l'heure. Il est 18h16. Cela fait maintenant plus de dix heures qu'elle n'a pas mangé. Affamée, elle entre dans une supérette et y vole un paquet de chips. Le propriétaire s'en aperçoit et deux gardes la pourchassent. Elle leur échappe, bien qu'épuisée, après une longue poursuite, en montant dans un RER. Elle ouvre le paquet de chips mais malheureusement, il s'ouvre par le bas et les chips tombent au sol. Elle descend à la station suivante. Là, elle trouve sur le quai des SDF. Elle se place à côté d'eux. Ils lui racontent leur vie, leurs amours perdus mais cela ne l'intéresse pas. Elle désire juste qu'ils lui montrent le chemin pour aller à Chicago. Après leur récit, ils finissent par accepter. Ils lui indiquent un chemin praticable. Affamée, exténuée, déboussolée, elle s'affale dans le métro sur trois places à la fois. Les personnes lui demandent de se relever mais elle leur fait un doigt d'honneur. Elle se relève et sort du métro, après une bonne demi heure. Là, prise par la fatigue, elle sombre dans la folie. Elle ne voit plus des êtres humains face à elle mais des corps d'hommes avec des fleurs en guise de visages. Cela l'effraie et elle le montre bien en arborant un visage apeuré et attristé. Certains des passants, toujours avec un visage floral, l'abordent pour lui venir en aide mais elle se met à crier. Elle se tient au mur, fait des allers retours en escalators si bien que des contrôleurs lui demandent ce qui ne va pas. Elle s'enfuie, ce qui intrigue d'autant plus les messieurs, qui voulaient juste l'aider. Elle trouve une carte et commence à la frapper. Elle finit par la briser et des vigiles viennent l'empêcher de faire des dégâts supplémentaires. Ils lui font la morale. Elle sombre de plus en plus de la folie en voyant non pas arriver des métros mais des serpents géants. Elle s'écroule et se réveille quelques minutes plus tard sur un banc. Apeurée, elle remarque néanmoins qu'elle a un message venant de Selena. Elle essaie d'y répondre mais le message n'est pas envoyé. Elle commence à s'énerver contre tout le monde, se jette par terre, se roule, se mord les bras, essaie de s'arracher les cheveux. Certains individus la filment et elle leur arrache, avec violence, leur portable. Soudain, elle reconnaît Frank.

Frank vient vers elle et essaie de la raisonner. Il la fait revenir parmi les vivants et elle s'apaise. Il est étonné de la voir si faible et si étrange. Elle lui explique son malheur. Il propose de l'accompagner jusqu'à sa station et ensuite, il l'emmènera. Elle est d'accord. Dans le métro, elle se colle à lui et fatiguée, s'endort la tête sur l'épaule de Frank. Il l'emmène ensuite dehors. Lorsqu'elle retrouve l'air frais qui lui manquait temps, c'est comme une renaissance. Elle remarque qu'il fait nuit et qu'un léger vent, qui fait un bien fou, arpente les rues. Frank la conduit à l'hôpital où elle retrouve Oliver, très étonné de ne la voir que maintenant. Ils s'embrassent. Il l'attendait et lui annonce qu'il peut sortir. Ils sortent de l'hôpital tous les deux. D'abord, elle croit qu'il l'emmène à sa voiture mais Oliver ne peut pas conduire. Il lui annonce qu'ils prendront le métro. Maria lui lâche la main et s'enfuit.

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